Sylvain Corentin vit et travaille à Montpellier où il est né en 1962.

Son travail s’inspire en grande partie de la nature et de ses formes, auxquelles il emprunte une partie de ses matériaux. C’est une envie de refuge comme le sont les cabanes, les lieux sacrés.

« J’aime à penser que mes architectures, si elles étaient à l’échelle d’un habitat, seraient en parfaite harmonie avec la nature.

Mon processus de création relève de ce que j’appelle la destruction constructive, c’est choisir de se perdre, de travailler d’instinct dans l’improvisation, le jeu.

C’est choisir le chaos, la brisure, plutôt que le discours, l’évidence.

Je cherche à ce que tout m’échappe, que ça s’agite.

Mes sculptures-architectures sont pour moi le support blanc sur lequel j’écris et dessine mes chemins improbables, mes histoires, mes cartographies.»

« Racontez-nous vos œuvres :

C’est évidemment le plus difficile tant je cherche à ce qu’elles m’échappent.

Disons qu’elles sont des lignes agitées dans le vide,

des ossuaires, des apparitions.

Elles sont territoires et habitations,

des cartes blanches dessinées de chemins improbables.

Elles sont des cabanes dans les arbres, des arbres-cabanes.

Elles sont archaïques, asymétriques et exubérantes.

Elles sont couvertes de broderies féminines et de parures guerrières.

Elles sont aussi un peu folles.

Elles sont agitées et pourtant me conduisent à la sérénité. »

(Regard, n° 119)